l'Atelier photographique


Josephat MIKOUNGUI BONDO

BP 651 - Pointe Noire
tel: 242-666 58 49


Photographe à Pointe Noire.
Né le 6 février 1962 à Mossendjo, dans une famille
d'agriculteurs. Obtient son Bac à Brazzaville.
Mon avènement dans la photographie est le fruit
de ma passion de la nature. À l'école primaire,
le dessin était mon art favorable, puis en classe
de 5e, ma passion est détournée par la photographie
moderne. Un an plus tard, je me suis fait
doter un appareil 24 x 36, Kodak 135, par un ami.
Mais je n'avais pas de films. Pour en obtenir, il fallait
effectuer un voyage vers les villes pendant les
vacances. Je me procure un premier film, noir
et blanc, 24 poses. De retour au village, je me suis
mis à filmer mon petit-neveu assit dans un carton,
tracté par un autre petit.
Dans les années 76-80, la photographie en couleur
n'était connue de nous, population des campagnes,
que par les images de revues qui nous faisaient
rêver le futur meilleur. Limitée par les finances,
la passion a connu une rupture avec le passionné.
Trois ans plus tard, je reçois de ma grande soeur
un appareil Zénith, commence alors pour moi
le début de la grande bataille photographique,
ou il fallait faire valoir ce dont on était capable.
L'usage des films noir & blanc était révolu, il fallait
faire face aux films couleurs qui après utilisation
nécessitaient d’être traité en France.
1984-87, c'est l'avènement des labos photos dans
Brazzaville. La qualité n'était pas de rigueur, mais
nous gagnions le temps d'attente des photos en
provenance d'Europe. Nous pratiquions la photographie
sans observer les règles de l'art ;
seul le résultat comptait.
En 1983, je crée un club de Photo, dans la rue
Mandjomo à Brazza, nous étions 3, tous élèves
de seconde. La recette du club ne nous permettait
que de financer nos études.
1984, ma passion me pousse à ouvrir un kiosque
à photo aux abords du marché du Plateau des 15
ans ; c'est à partir de là, que par ma réputation,
sous le nom d'"Ornela Photo", prénom de ma petite
fille, les portes d'hommes politiques s'ouvrent
à moi. Ayant obtenu de fortes sommes dans des
reportages pour eux, je me fais revendeur de films
pour les autres photographes. Puis en 88, je m'installe
à Pointe Noire et ouvre un point de vente
d'articles photo et dépôt de films à faire traiter au
Zaïre. La photographie devient alors pour moi une
profession et non un moyen de vivre, aussi une
forme d'expression artistique au vu de la société.
Mon souhait est de faire de telle sorte que la
photographie ne soit plus un mythe devant les
générations montantes mais plutôt mettre à leur
portée les règles et valeurs artistiques, faire valoir
les facultés et les capacités intellectuelles dans le
domaine photographique.
Mon sujet est le travail manuel du paysan
Congolais dans son environnement. Sa façon de
travailler, son accoutrement, son regard, son outil
de travail, son parcours de tous les jours et son
physique. Le travail du paysan n'est pas facile, il
mange au prix de son énergie, ma photographie
devait cadrer avec le tempérament du sujet. Le
dialogue était indispensable avant la prise de vue.
Le bonjour, suivi d'une question évasive afin que
son attention soit détournée et me laisse le champ
libre. Parfois j'ai eu recours aux longues focales
pour qu'ils ne changent pas de comportement.
Pour les vues rapprochées, le grand angulaire s'imposait
: l'appareil sur la poitrine ou entre mes deux
mains, je déclenchais sans viser pour obtenir l'image
que je souhaitais. Avec mon appareil, c'est ainsi
que je passais mes journées sur les sentiers de
campagne.
40 en Noir & Blanc
et Couleur.

affichage + léger


Sommaire Brazzaville-Pointe Noire
Sommaire des projets