l'Atelier photographique


François NDOLO

57, bis rue Ball
Bacongo
Brazzaville

tel: 242-553 82 95
ndolo_francois@yahoo.fr


Photographe à Brazzaville.

Né le 12 décembre 1964 à Londela-Kayes, Niari.

En 1992, après l’obtention de mon diplôme de
technicien qualifié en informatique de gestion,
et étant sans emploi car la micro était encore à ses
débuts au Congo et très peu d’entreprises étaient
équipées, j’ai été conduit à travailler chez un cousin
réparateur d’appareils photos. Il me forme aux
fondamentaux et me conseille d’entreprendre une
carrière de photographe. Avec un premier appareil
très simple, j’ouvre un petit studio.
À cette époque, nous n’étions pas encore nombreux
en ville. Après quelques mois, je m’agrandis
et achète du matériel, un Zénith. Je me documente
et acquiert un agrandisseur.

L’Atelier est venu remettre en cause toutes
connaissances reçues précédemment. Une belle
photographie était alors seulement un paysage ou
un joli portrait. Ma vision a changé.
J’ai choisi de travailler dans deux maisons.
La première, c’est chez M. Jean-Paul, cadre de la
direction des examens et concours. Il a une maison
à l’image des maisons modernes ; la plupart
des conditions sont réunies, la climatisation et
d’autres structures fiables. Je suis passé plusieurs
fois, j’ai trouvé la famille autour de la table,
la femme qui faisait sa cuisine et les jeunes gens
qui ont un soutien pour leurs études.
Dans la deuxième maison par contre, c’est comme
si la famille ne vivait pas dans la capitale. Je suis
arrivé à filmer le propriétaire dans sa douche en
tôle, sa femme qui se dirige aux wc, extérieurs,
en tôle aussi, quand on y entre, on est obligé de
faire vite ses besoins de peur que les passant ne
vous voient. J’ai suivi le patron de la maison, qui
m’avait dit être un travailleur de l’abattoir,
il m’a conduit jusque-là où sont les cochons qu’ils
tuent chaque jour.
Vérification faite, il n’était qu’un coopérant qui va
voir si ceux qui tuent peuvent lui donner quelque
chose…
Ensuite, j’ai parlé du rôle des membres supérieurs
d’un homme. Là, j’ai vraiment vu que Dieu dans
son amour a permis que chacun de nous posséder
ces deux membres qui sont d’une importance capitale.
J’ai compris qu’une personne sans bras n’est
pas du tout utile dans la société, parce qu’il sera là
juste pour donner aux membres de la famille une
charge difficile à supporter.
Plusieurs images des membres supérieurs dans
tous les sens, sans chercher a être exhaustif.
L’absence de membres supérieurs rendrait même
la communication difficile. C’est ce qui m’a
conduit chez les sourds-muets qui ne peuvent pas
parler avec leur bouche mais qui ont développé un
autre sens du dialogue. Ils se servent de leurs
mains pour communiquer entre eux. J’ai réalisé un
certain nombre d’images avec eux.
113 en Noir & Blanc
et Couleur.

Sommaire Brazzaville-Pointe Noire
Sommaire des projets